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dernière mise à jour: Janvier 2012

Depuis 2001 l'immigration en Italie est réglée par la loi Bossi-Fini qui dicte des règles très restrictives. Il est impossible de rentrer de façon légale en Italie, sauf muni d'un contrat de travail régulier qui doit être établi entre l'employeur et l'employé alors que ce dernier réside dans son pays d'origine. Pour les migrants sans papiers, il n'existe aucune possibilité de demander une régularisation. Cependant, en fonction des demandes sur le marché de l'emploi, le gouvernement établit de temps en temps des « quotas » de travailleurs migrants autorisés à entrer. Dans ce cas, la plupart des migrants vivant en Italie sans papiers font une demande de régularisation « comme si » ils étaient en dehors du pays.
En Italie les migrants qui sont en possession d'un permis de séjour italien ont libre accès aux services de santé publique dans la même mesure que les Italiens. Les étrangers illégaux ont uniquement accès  aux soins d'urgences et aux services de bases en demandant une carte appelée STP (étrangers présents temporairement).

Une fois le permis de séjour obtenu, il ne peut qu’être renouveler avec un contrat de travail régulier. Ceux qui sont dépourvus d'un tel contrat peuvent demander un permis de 6 mois pour la recherche d'un emploi. Si celui-ci n'est pas trouvé, les documents expirent définitivement sans possibilité de renouvellement. Alors, un décret d'expulsion est promulgué. Quand les migrants sont en désaccord avec le décret ils sont détenus dans des centres de rétention administrative (appelé CIE, Centri di Identificazione ed Espulsione) pour une durée allant jusqu'à 18 mois avant l'expulsion.

Le regroupement familial est beaucoup plus difficile depuis le vote de la “pacchetto sicurezza”, une loi sécuritaire qui augmente le contrôle des regroupements et réduit le nombre des parents qui peut en bénéficier.

En Italie il n'existe pas de loi intégrale concernant le droit d'asile. Les demandeurs d'asile peuvent adresser leur demande à la police des frontières quand ils arrivent en Italie, ou au poste de police local. La demande est automatiquement appliquée aux enfants mineurs des demandeurs. Les mineurs non accompagnés sont remis à un tuteur et peuvent déposer une demande personnelle; ensuite leur âge est vérifié avec un examen médical. Tous les demandeurs ont droit à un interprète et ont le droit de rester en Italie jusqu'à ce que leur demande soit acceptée ou rejetée (le préfet de police – Prefetto – décide du lieu de résidence); les permis temporaires n'autorisent pas à travailler. Les migrants sans papiers, ceux qui ont essayé de forcer les contrôles aux frontières et ceux qui font une demande d'asile après avoir été dénoncés en raison de leur situation irrégulière, sont détenus dans les CARA (Centri di Accoglienza per Richiedenti Asilo - Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile) où leur identité est vérifiée.

Après que la demande d'asile ait été déposée, les migrants sont invités à un interrogatoire devant la Commission Spéciale du Territoire qui évalue leur demande. Ils doivent se présenter personnellement à l'interrogatoire et ont le droit d'être accompagné d'un avocat. Bien que la loi stipule que l'interrogatoire doit avoir lieu dans les 45 jours après la demande, les délais sont de 15 à 24 mois. Pendant cette période le migrant n'a pas le droit de travailler et doit dépendre d'un système d'assistance (quand l'assistance est réellement mise à disposition).

Quand la demande est acceptée, trois sortes de permis de séjour peuvent être délivrées. Le permis de réfugié (durée de 5 ans) et de protection subsidiaire (durée de 3 ans), tous deux pouvant être renouvelés, offrant l'accès au marché du travail, aux études et aux soins médicaux, et permettant le regroupement familial; le permis humanitaire, valide de 6 mois à 2 ans, n'offre pas le droit de regroupement familial et qui exige un certain revenu et une certaine qualité de logement pour être renouvelé. Moins de 10% des demandes obtiennent une réponse positive.  

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